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"Tout renverser"

@Chantal_PATOINE

Le texte :

Comment peut-on foncer droit dans le mur depuis si longtemps ? Sans rien faire, rien dire. Ou alors, qui choisit à notre place ? Nous guide, nous façonne selon ses envies, ses besoins ? Comment se fait-il qu’on soit autant déconnecté ? Déconnecté de tout ce qui nous entoure, la nature, les autres et même nous-même. En mode automatique, en quête de sens à enchaîner burnout sur burnout… Est-ce que c’est nous tous qui avons un problème, un mal de notre ère ou est-ce le système qui déraille. Et si ce sont nos sociétés qui sont malades, qu'est-ce qui bloque le changement ? Nous empêche de nous projeter ? De nous projeter. Oui, mais vers quoi ? 

 

Parce que les fins du monde apocalypses de zombie, non merci. Pourtant c'est plus simple à imaginer, on en voit plein les films. Des ruines, du sang, le tout dans une poussière grise irrespirable. Mais de l’autre côté, c'est difficile d'imaginer un monde durable et agréable possible, à part quelques couleurs : du vert, du blanc, c’est très flou. Alors qu'il y a eu d'autres modèles avant ce capitalisme destructeur, donc on est capable d'en sortir ! De trouver une alternative. Et puis à quel moment on s'est dit que c'était le système idéal !? Quand, même, théoriquement, il ne respecte pas les limites de notre planète, nous pousse à consommer encore et encore, à produire toujours plus, sans aucune raison. Même ses fervents défenseurs ne respectent pas les lois du marché. Tout est permis pour les profits.

Profiter du système pour faire de l'argent “c'est réussir”.

Exploiter des êtres humains “c'est réussir”.

Spéculer sans rien produire de concret “c'est réussir”.

Racheter des médias pour contrôler l'opinion publique “c'est réussir”.

 

Est-ce qu’on a vraiment envie de réussir ?

De cette réussite-là, je veux dire.

Est-ce qu'elle rend heureux pour vrai ? Je ne pense pas.

Mais on est tous et toutes perdus… Assaillis par trop d'informations, à essayer de démêler le vrai du faux. Dépassés, passifs, paralysés, de gentils petits pantins transformés en serviteurs. Par ignorance, par facilité, par lâcheté, parce que c'est lourd d'assumer sa part, mais on en a tous une, on participe d'une manière ou d'une autre.

Ce n'est plus le futur de nos enfants qu'on détruit, c'est le nôtre !

 

J'ai envie d'être optimiste, mais les 1,5 degré c'est trop tard. 

On se sert, et on laisse ça désert. 

De plus en plus sur nos écrans, de moins en moins dans le réel. Tout doit aller vite, plus vite, être le premier, réfléchir, trop long, souffler, pas l’temps, encore, toujours, encore, toujours, encore, toujours...

STOP

Écouter, écouter pour vrai, débattre, cohabiter, c’est arriver à trouver le meilleur ensemble.

Occupés à vider nos seaux dans la cabine du bas, alors qu’on est tous et toutes dans ce même bateau percé.

Refuser de se résigner, parce qu'être indigné ça veut dire qu'on est encore vivant, en action, ça veut dire qu'il y a encore de l'espoir.

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